La remédiation cognitive est une démarche d’accompagnement qui cherche à réduire les conséquences de difficultés cognitives dans les activités de la personne. Le C3RP, centre ressource en remédiation cognitive, décrit cet objectif de transfert au quotidien dans le cadre de ses programmes en santé mentale. Les indications et les modalités se discutent avec un professionnel selon les besoins et le contexte de la personne.
Partir de ce qui compte pour vous
Suivre une conversation, préparer ses affaires, retrouver une activité : une situation concrète aide à exprimer ce que l’on souhaite améliorer. L’échange avec le professionnel, et un bilan lorsqu’il est indiqué, aident à préciser les difficultés et les appuis possibles.
Que peut contenir cet accompagnement ?
Les modalités varient selon le contexte et le programme. Par exemple, les Hospices Civils de Lyon décrivent, en rééducation neurologique, des mises en situation accompagnées d’une recherche de moyens de compensation. Avec le professionnel, demandez quels exercices, stratégies ou aménagements répondent à vos besoins et comment ils seront utilisés dans votre quotidien.
Comment parler des progrès ?
Une réussite dans un exercice ne suffit pas à dire que le quotidien est devenu plus facile. Il est utile de discuter des changements observés dans l’activité qui compte pour vous, de l’aide nécessaire et de votre ressenti.
Trois questions à poser
- Quel objectif de vie quotidienne travaillons-nous ?
- Comment allons-nous essayer d’utiliser ce qui est appris en dehors des séances ?
- Comment ferons-nous le point sur ce qui aide et ce qui reste difficile ?
Utiliser la fiche de préparation du rendez-vous →
Pour aller plus loin
Donner une place à vos priorités
Vous pouvez commencer par une activité qui compte pour vous : suivre une conversation, préparer vos affaires, retrouver le fil d’une lecture. Décrivez ce qui devient difficile et ce qui vous aide déjà. Avec le professionnel, demandez comment les propositions se relient à cette activité et comment vous ferez le point.
Un exemple fictif
« J’aimerais préparer les affaires de mon activité du jeudi avec une liste que je comprends, et demander de l’aide lorsque je suis bloqué. » Cette formulation précise ce que la personne veut faire. Elle permet aussi de discuter de la fatigue, des aides utiles et de ce qui reste difficile.